Ke 23.11.2011
Valmistelen tässä yhtä esitelmää, jonka yksi osa koskee Aspergerien prosodisia piirteitä. Siitä syystä innostuin surffailemaan netissä etsien ranskankielistä tietoa Aspergerista. Vitsit, että löytyi yksi kiinnostava saitti!! Alla on muutamia katkelmia sieltä. Sivuston nimi on Mon syndrome d'Asperger et la société. (Sori vaan kaikille niille, jotka eivät osaa ranskaa! Kantsis vissiin opetella… 😉
Qu-est-ce que le syndrome d'Asperger ?
L'explication la plus simple est une forme légère d'autisme. On le compare souvent à "l'autisme de haut niveau".
De nombreuses années avant que je ne me découvre Asperger, un ami avait fait remarquer que je suis comme un autiste mais qui mettrait son intelligence à profit pour compenser. C'est presque la définition médicale de l'Asperger… Une personne dont le cerveau ne réagit pas d'instinct à beaucoup de choses mais qui par le raisonnement et l'observation apprend à réagir malgré tout, plus ou moins correctement, dans beaucoup de situations.
[…]
Peut-être certains cas d'autismes sont-ils causés par un défaut génétique, sans que l'environnement soit en faute. À l'autre extrême, des cas d'autisme sont certainement causés par une agression externe grave, alors que l'enfant n'avait aucune fragilité génétique. Entre les deux, il y aurait des cas d'autisme où une particularité génétique a induit une plus grande fragilité à une agression externe.
A peu près tout ce que contient le présent texte a été expérimenté par moi et par mon ami Dimitri. La majorité des renseignements utilisés proviennent de sites médicaux américains et français sur l'autisme et le syndrome d'Asperger.
Un "neurotypique" est une personne normale, qui n'est pas Asperger ni spécialement autre chose. J'aime bien utiliser ce terme.
Prononcez "Asperger" avec le "ge" comme le "gue" de "guenilles" et marquez bien le "r" final. Un peu comme "Aspergheure" mais avec le "heure" plus court.
Quels sont les symptômes du syndrome d'Asperger ?
Le problème fondamental que pose l'autisme est une difficulté à se faire "une idée générale cohérente des choses". Quand une personne neurotypique (une personne normale) voit par exemple un bureau, sur lequel se trouvent du papier, des stylos, une agrafeuse… elle se dit sans y penser : "voilà un bureau". En remarquant instinctivement la présence des outils de travail de bureau, aussi en remarquant le design du bureau et de la chaise qui se trouve devant, la personne arrive involontairement et en une fraction de seconde à la conclusion qu'elle se trouve devant un bureau. Un autiste, par contre, remarque certes la présence de papier, la présence de stylos… Il voit bien que cette table est grise et non rose bonbon… mais il n'arrivera pas forcément à la conclusion qu'il s'agit d'un bureau. C'est une démarche moins naturelle pour lui. Si vous déplacez un objet sur le bureau, pour une personne neurotypique ce sera toujours un bureau, utilisable pour travailler. Si vous enlevez un des stylos, il est toujours possible d'utiliser un de ceux qui restent… […] Pour inquiéter un autiste, il peut suffire de changer un détail du bureau : changer un objet de place, enlever ou ajouter un objet… L'inverse est vrai aussi : si vous enlevez un élément essentiel du bureau, par exemple la chaise, une personne normale sentira instantanément que cela compromet l'utilisabilité de l'ensemble. Un autiste pourrait n'y voir que du feu. En toute généralité cela tend à empêcher un autiste de s'adapter aux événements. Une anecdote que j'ai lue dans un livre raconte qu'un autiste s'est un jour trouvé devant une signalisation piétonnière perpétuellement au rouge. Il ne pouvait pas traverser la rue… Une personne normale ne mettrait pas plus de quelques minutes à se rendre compte du fait que le feu rouge est manifestement en panne et elle traverserait en étant prudente. Elle n'aurait même pas vraiment besoin d'y réfléchir ; elle traversera "naturellement" la route, après un certain temps d'attente. Un autiste, par contre, peut rester piégé indéfiniment dans la règle "on ne traverse pas quand le feu est au rouge".
Dans le cas particulier d'un Asperger, un simple bureau modifié ou un feu rouge en panne, ne poseront pas de problème. Par contre je peux avoir les pires difficultés à comprendre ce que me veulent une personne ou un groupe de personnes. Si j'ai affaire à un seule personne ou si les relations entre les personnes sont standard et évidentes, cela se passe bien. Par contre quand le jeu social commence, avec ses non-dits et ses stratégies fluctuantes… je suis complètement perdu. Au mieux, en analysant laborieusement ce que j'observe je peux finir par comprendre beaucoup de choses, mais trop tard, quand la fête est déjà finie… Même dans des situations simples comme un dîner entre amis je peux déranger, parce que je ne suis pas dans l'atmosphère ou parce que je me trompe d'atmosphère.
Si une personne veut avoir une conversation avec moi et en même temps une télévision est allumée dans la pièce, mon cerveau est incapable d'isoler la télévision pour se consacrer à la personne. Il n'est pas non plus capable d'écouter à la fois la télévision et la personne, comme peuvent le faire beaucoup de personnes normales. Ce type de situation peut me mettre en état de confusion mentale très rapidement et effrayer un peu mon interlocuteur par ma supplique soudaine de couper la télévision. Pendant longtemps j'ai eu un cuisant problème : des amis me demandaient souvent de passer chez eux pour dépanner leur ordinateur ou un autre appareil. Pendant que je m'attelais à la tâche, ils s'asseyaient à côté de moi et me racontaient leurs petits malheurs. Cela m'a fait bâcler beaucoup de réparations et pouvait me mettre dans un état de souffrance. Je ne pouvais, ni ne pas réparer l'appareil, ni refuser de les écouter… À présent je m'emploie à leur expliquer de la façon la plus technique possible que je ferai une chose *après* l'autre. Ils le prennent parfois très mal et je dois faire usage d'autorité pour le leur imposer.
Un Asperger a en particulier des difficultés à percevoir le langage du corps d'un interlocuteur. Supposons que je démarre un flot d'explications pour répondre à une question. Pour une personne normale, il serait évident que mon interlocuteur voudrait que j'arrête de débiter des renseignements à la chaîne. La personne normale ne sait même pas pourquoi elle sent cela. Son cerveau décode inconsciemment les mouvemen
ts du corps de la victime, qui traduisent l'ennui ou la gêne. Pour moi, même si je remarque consciemment les mimiques du visage et du corps de l'interlocuteur, elles me paraîtront étranges, sans signification. Il m'est souvent arrivé de me dire, plusieurs heures ou plusieurs jours après : "mais… il aurait voulu que je m'arrête de parler…" Je m'entraîne à améliorer cela, à arrêter de parler dès que j'observe les signes d'ennui. Mais ce n'est pas naturel.
Les avantages des inconvénients
Dans le film "Rain Man", le don pour les détails du héros autiste est mis à profit par son frère pour mémoriser des jeux de cartes et gagner au casino. Dans le même esprit, mon souci des détails peut faire de moi un excellent professeur. Si vous demandez à un homme de métier neurotypique de vous expliquer comment fonctionne son outil de travail, il ne comprendra peut-être même pas votre question. Pour lui, il suffit "de le faire fonctionner". Il n'a plus conscience du grand nombre de détails qu'il faut maîtriser. Si vous essayez de faire fonctionner l'outil, l'homme de métier sera très surpris de vos difficultés et prendra peut-être la peine de vous expliquer chaque chose sur laquelle vous butez. Si vous avez affaire à moi, vous aurez dès le départ des explications claires et complètes sur tout. Je vous mettrai en garde contre les pièges et les soucis de sécurité… Vous deviendrez aussi savant que moi. On peut reconnaître un Asperger à cela : si vous lui posez une question, il vous fera un exposé complet, d'une traite, en souhaitant ne pas être interrompu. Il ne vous récite pas un article d'encyclopédie comme le font certains neurotypiques pseudo-instruits. L'Asperger comprend tout ce qu'il vous dit. Vous souhaitez savoir, alors il vous fait cadeau de ce qu'il y a à savoir…